Vous êtes ici : » Religions en chine » Islam
Les Religions de la Chine
En Chine contemporaine
5 religions officielles, c'est-à-dire autorisées officiellement par l'Etat:
Bouddhisme, Taoïsme, Islam, Protestantisme, Catholicisme, soit 100 millions de croyants dont 180.000 "professionnels dans leurs religions respectives."
Date : 11/10/2004
Auteur : RFC
Les Religions de la Chine
En Chine contemporaine
5 religions officielles, c'est-à-dire autorisées officiellement par l'Etat:
Bouddhisme, Taoïsme, Islam, Protestantisme, Catholicisme, soit 100 millions de croyants dont 180.000 "professionnels dans leurs religions respectives."
Les organisations religieuses patriotiques
aident à appliquer la politique religieuse du gouvernement, encouragent patriotisme et socialisme parmi les croyants", organisent les "activités religieuses normales", veillent a la formation du personnel religieux.
- Chinese Buddhist Association, établie en 1953. –
- Chinese Taoïst Association, établie en 1957.
- Chinese Islamic Association, établie en 1953. –
- Chinese Catholic Patriotic Association, établie en 1957. –
- Chinese Protestant 3 Self Patriotic Movement, établie en 1951.
La pratique religieuse populaire
Traditions taoïstes, bouddhistes et confucéennes mêlées.
Coutumes familiales locales aux grandes étapes de la vie et pour les fêtes annuelles:
Nouvel An lunaire, Fête des morts (Qingming), Lune d'automne, etc.
Pratique divinatoires et magiques échappant au contrôle gouvernemental.
Le fond religieux traditionnel
Animisme et divination, quête de vitalité dans l'union au Dao de l'univers; ritualisme d'harmonie avec la Loi du Ciel sanctionné par la tradition confucéenne ; culte des ancêtres ; filiation ancestrale fondement des relations familiales. Confucianisme moral et religieux sous l'Empire, jusqu'aux tentatives restauratrices de Yuan Shikai en 1915.
La politique religieuse communiste
*Violemment hostile aux religions pendant près de 30 années, la politique religieuse du Parti communiste chinois s'est élargie à partir de 1978.
*Raisons: politique générale de Front Uni pour la modernisation; inutilité de la violence qui produit un effet contraire en renforçant les croyances; foi en la disparition des religions à longue échéance grâce au progrès économique; effort d’éducation scientiste et transformation des croyances en service social.
*Constitution article 36: liberté de croire et de ne pas croire; rejet de tout contrôle extérieur des corps religieux.
*Mise en oeuvre de la politique religieuse:
- par les organisations de Front Uni de parti Communiste Chinois, en particulier la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois CCPPC
- par les organismes administratifs du Bureau des Affaires Religieuses et dans chaque religion par l'intermédiaire des associations respectives.
*Exploitation actuelle des religions mondiales à des fins économiques. Les religions doivent utiliser leurs liens avec l’étranger pour favoriser les investissements et l'afflux de devises.
Le dynamisme des religions
Les religions ont mis à profit l'élargissement de la politique religieuse gouvernementale pour reprendre vie et se développer au-delà des prévisions du Parti.
Les persécutions passées, la corruption des cadres, les échecs de l'idéologie marxiste, la course actuelle aux gains matériels ont provoqué un grand vide spirituel.
L'ouverture du pays et la multiplication des échanges avec l’étranger ont encouragé l'intérêt pour les religions
Les religions mondiales ont généralement profité de l'ouverture chinoise pour reprendre contact avec leurs fidèles en Chine et soutenir l'activité religieuse dans le pays.
L’Islam
20 millions de Musulmans officiellement; peut-être 50 millions.
Origine: au VIIe siècle, arrivée d’une délégation officielle à la capitale Chang'an
Et arrivée de commerçants et religieux musulmans par mer à Canton
Troupes musulmanes au service d'empereurs chinois. Ces soldats restent en Chine après leur temps de service et s'y marient. Les enfants sont musulmans ainsi que les enfants adoptés par eux.
Au XIIe et XIVe siècles, les Mongols protègent le musulmans comme les autres religions.
Les Musulmans introduisent en Chine diverses sciences (mathématiques, algèbre).
Ils ont des astronomes réputés. Ils comptent aussi de grands peintres (Mi Fei).
L'amiral Zheng He, un eunuque musulman (1371-1434) dirige de grandes expéditions maritimes en Asie du Sud-est et jusqu'en Afrique et Arabie.
Les Chinois traitent les musulmans en poches ethniques dotées de leurs propres juges et autorisée à suivre leurs coutumes.
Les Musulmans s'inscrivent discrètement dans le monde chinois ;
les mosquées sont bâties dans le style des temples locaux. Seul le minaret est plus haut.
L'intérieur des mosquées est décoré de calligraphies arabes et ne comporte aucune statue.
Il faut distinguer deux types de musulmans chinois:
1) les Huis (sans doute du mot "Ouighour") sont des musulmans Han, c'est-à-dire de race chinoise qui se distinguent surtout par leurs restaurants et leur prière à la mosquée.
2) les minorités ethniques entièrement musulmanes, surtout dans les provinces du nord ouest de la Chine: Ouighours, Khazaks, Tadjiks, etc.
Ces derniers sont plus perméables aux mouvements extrémistes musulmans venus du Pakistan et des pays du Moyen Orient. Ils représentent une menace pour la paix chinoise.
Ceux qui luttent pour leur indépendance politique peuvent être facilement accusés de terrorisme.
Il y a plus de 20.000 mosquées en Chine.
Les fêtes musulmanes sont jours fériés dans les régions islamiques.
Des courants souterrains se sont formés durant les périodes de persécution religieuse.
Les révoltes musulmanes ont été nombreuses au cours de l'histoire chinoise, en particulier dans les provinces du nord-ouest et du sud-ouest.
L'association musulmane dispose de centres d'études, publie une revue mensuelle et des ouvrages musulmans.
Pour mieux connaître l’Islam chinois, lire :
Alles Elizabeth Musulmans de Chine Une anthropologie des Hui du Henan
Editions de l'E.H.S.S 2000, 334p.
Israeli, Raphael Muslims in china A Study in Cultural Confrontation
Curzon, Humanities Press, 1978, 272p.




